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Nourrir votre bébé

Votre premier souci, votre premier geste d'amour pour votre bébé sera de le nourrir, au sein ou au biberon.
Quel que soit votre décision, sachez que nourrir votre enfant au sein ou au biberon est un des plus grand moments d'intimité. vous le prenez dans vos bras, vous lui parlez, vous lui souriez. Il est donc impératif que votre choix soit guidé par le plaisir et la tendresse et non sous la contrainte. Certaines mamans se sentent coupables parce qu'elles ne désirent pas allaiter, d'autres commencent suite aux pressions de l'entourage et vivent comme un échec le fait d'arrêter, certaines, enfin, malgré leurs hésitations, découvrent les merveilles d'une telle expérience.
Dites-vous que votre choix est le meilleur, que vous restez une bonne mère même si vous n'allaitez pas.
Avant votre  décision, prenez connaissance toutefois des avantages de l'allaitement au sein : les enfants nourris au lait maternel sont plus résistants aux infections (diarrhées, otites, etc.) et aux complications allergiques (asthme, eczéma, etc.) que les enfants nourris au lait de vache.
Il faut savoir aussi que le lait maternel est parfaitement adapté à la croissance physique et cérébrale de l'enfant jusqu'à six mois de vie, et que tous les besoins alimentaires sont comblés. 

 

Allaitement maternel

Le lait maternel

La composition du lait maternel se modifie constamment au fur et à mesure des besoins et de la croissance de votre enfant.

Le colostrum

Cette substance est sécrétée par vos seins les deux à trois premiers jours. Elle est riche en protéines, en sels minéraux et en éléments de défense, ce qui permet de protéger d'emblée votre enfant contre des infections et, vu son action laxative, le colostrum facilite l'évacuation du méconium (premières matières fécales).

C'est pourquoi le personnel en maternité insiste pour que les mamans allaitent au moins pendant cette première semaine. Ce liquide est jaunâtre et épais, il est relativement peu abondant, mais si votre enfant est né à terme et qu'il pèse dans les 3 kilos, cette merveilleuse substance lui suffit amplement.

Durant ces deux à trois jours de production de colostrum, ajustez autant que possible votre temps d'allaitement au rythmes de votre enfant.

Les tétées sont courtes (5 à 10 minutes de chaque côté), mais fréquentes (6 à 12 par 24 heures). Plus vous stimulerez vos seins, mieux la lactation se mettra en marche et mieux votre enfant se rythmera à une cadence "convenable".

Le lait de transition

Vers le 3ème jour, le colostrum fait place au lait de transition, qui contient plus de sucre et plus de graisse : il est donc plus consistant. Votre enfant devrait commencer tout gentiment à espacer ses tétées. Cependant, durant les 15 à 20 premiers jours, essayer de respecter ses rythmes éveil-sommeil, qui peuvent encore varier d'un jour à l'autre.

Ces premiers jours sont peut-être les plus délicats et les plus difficiles à passer en raison du nombre de troubles de l'allaitement qui peuvent se produire, à commencer par la montée laiteuse.

C'est donc vers le 3ème jour que se produit la montée du lait : les seins peuvent être très douloureux. La montée peut créer une tension énorme et votre enfant risque d'avoir mal à saisir votre mamelon dans sa bouche.

Demandez de l'aide pour vider vos seins et faire des compresses à appliquer sur les régions tendues et douloureuses.

Le lait mature

Vers le 5ème jour, le lait de transition devient encore plus clair, un peu bleuté : c'est le lait définitif!

Vu son aspect très clair, presque comme de l'eau, ne pensez pas que votre lait est devenu peu nourrissant ou mauvais!

Malgré cet aspect, le lait est parfaitement adapté aux besoins de croissance physique et cérébrale de votre enfant. N'abandonnez pas en si bon chemin.

Il est bon de savoir que la composition du lait varie encore du début à la fin d'une même tétée. Au début, c'est surtout de l'eau et du sucre, puis votre enfant reçoit davantage de graisses et de protéines nécessaires à sa croissance. A la fin d'une tétée, le taux de graisses est environ cinq fois plus élevé qu'au début.

Une tétée peut durer entre 5 et 20 minutes; après une pause, reprendre une tétée de 5 à 20 minutes.

Conduite pratique pour un allaitement réussi

Introduction

La mise au sein précoce, c'est-à-dire dans les deux heures qui suivent l'accouchement, est un atout précieux car elle favorise la montée de lait et provoque immédiatement le réflexe de succion de votre petit. Ce moment reste néanmoins délicat. Pourquoi ? Parce qu'il arrive tout simplement que vous ou votre bébé soyez épuisés par l'accouchement. Ne céder pas au découragement et ne tirez donc aucune conclusion, si cette première mise au sein est un échec, ce n'est que la première étape d'une relation qui demande du temps, de la patience et beaucoup de confiance en vous et votre bébé.

Une hygiène rigoureuse permet d'éviter les crevasses. Après chaque tétée, lavez le mamelon à l'eau. Rincez et séchez bien (éventuellement avec un sèche-cheveux!), car l'humidité favorise les irritations.

N'utilisez pas de produits qui dessèchent, comme l'alcool par exemple, ou des crèmes antiseptiques qui laissent un goût trop prononcé pour le bébé, qui refusera alors le sein.

Très important- choisissez une position confortable pour ne pas vous fatiguer et ne pas avoir mai au dos. Ce moment d'intimité, protégez-le. Consacrez-vous entièrement à ce tête-à-tête. Veillez à ce que votre petit prenne toute l'aréole (partie brune du mamelon) dans sa bouche et que le ma- melon soit bien centré. Alternez les seins d'une tétée à l'autre les premiers jours, afin de favoriser la mise en route de la lactation et d'éviter les risques de crevasses. En début d'allaitement et si vous avez une peau sensible, retirez délicatement le ma- melon de la bouche de votre bébé lorsque ses succions deviennent moins vigoureuses. Quand votre peau sera habituée à la succion, prolongez les tétées pour votre plaisir et celui de votre bébé.

Si vous devez compléter avec des biberons, soyez attentive. Avec le biberon, en effet, il peut s'habituer à ce que le lait coule tout seul dans sa gorge sans se fatiguer et refuser alors le sein, qui lui demande un petit effort.

Restez patiente et confiante et suivez le rythme propre de votre petit. Ne vous précipitez pas au moindre cri et surtout ne le forcez pas à prendre votre sein. Un petit chatouillis sur la bonne joue lui fera tourner la tête du bon côté. Petit à petit, un équilibre va s'établir entre votre «production» et sa «consommation» et votre bébé espacera de plus en plus les tétées à son rythme et d'après ses besoins.

Utilisez un bon soutien-gorge en coton qui ne comprime pas vos seins et placez au bout de votre mamelon une compresse douce qui absorbera les inévitables petites pertes de lait. Changez-les aussi souvent que nécessaire pour que vos mamelons restent toujours au sec.

Durée de l'allaitement

Dans l'absolu, l'allaitement maternel peut durer aussi longtemps que l'enfant et la mère le souhaitent, c'est-à-dire 6 mois idéalement, tout en sachant que, vers 6 à 8 mois, la composition du lait change et ne répond plus à tous les besoins du bébé. Dans la réalité, ce n'est pas toujours possible, à cause de la reprise de votre travail par exemple. C'est un bon moment pour introduire une alimentation solide.

Est-ce que toute maman a de quoi nourrir ?

Ai-je du lait? En aurai-je assez? Est-il bon?  Certaines mamans à la poitrine peu opulente doutent de leur capacité à être mère nourricière. La taille de votre poitrine n'a aucun rapport avec le mécanisme de la lactation. En principe, toutes les femmes ont du lait. C'est un phénomène physiologique qui se produit automatiquement à la suite de la grossesse et de l'accouchement. Certaines femmes ont des mamelons qui se rétractent entièrement vers l'intérieur. On parle alors de mamelons ombiliqués. Ces femmes peuvent allaiter après une prépa- ration des mamelons en fin de grossesse.

Votre allaitement dépend beaucoup de votre moral

L'environnement psychologique joue un rôle très important lorsque vous allaitez. Si vous n'êtes pas mise en confiance parce que votre mère, toujours munie de bons sentiments, contredit les paroles émises autour de vous, si vous êtes inquiète ou tout simplement fatiguée, votre montée de lait peut être compromise.

C'est un moment où vous êtes très vulnérable, tant physiquement que psychologiquement. Vous souhaitez tellement bien faire et votre petit pleure quand même. Alors vous vous sentez coupable de ne pas pouvoir l'apaiser et vous vous accusez de mai le nourrir. Et le cercle vicieux commence.

Une bonne solution, pouvoir en parler

Si vous n'avez pas d'amies ou de belles-soeurs ayant vécu cette expérience, essayez, par le biais d'organismes, de rencontrer d'autres parents qui vous feront part de leur aventure heureuse.

Adresse utile

Ligue La Leche Suisse
Case postale 197
8053 Zurich
Tel. 052/243 11 44
Centrale de vente : tél. 061/971 81 51

Organisation internationale de soutien et d'encouragement à l'allaitement maternel.

  •  Consultations téléphoniques proposées journellement par des animatrices LLL qualifiées et ayant une expérience personnelle d'allaitement maternel. Consultations proposées par certaines sections de l'Association suisse des sages-femmes.
  •  Réunions mensuelles conduites par des animatrices LLL.
  •  Accompagnement des mères pendant la période d'allaitement.
  •  L'art de l'allaitement et d'autres publications, dont L'allaitement, de Marie Thirion, Ed. Ramsay.
  •  Organisation de congrès de formation continue.
  •  Apport scientifique des médecins du conseil médical consultatif de la LLL.

  

Votre régime alimentaire

Introduction

On conseille une alimentation riche et équilibrée. Il faut surtout boire beaucoup : de l'eau, des jus de fruits pour la vitamine C qui favorise la lactation, des tisanes, entre autres de fenouil, et du lait si vous aimez cela. Sinon, mangez des aliments contenant des protéines (oeufs, poissons, viandes), des légumes pour les sels minéraux, des laitages et du fromage pour alimenter le bébé en calcium. Il en a grand besoin pour sa croissance.

Tout comme pendant la grossesse, ne mangez pas «pour deux», sans pour autant tomber dans l'effet inverse en entamant un régime pour retrouver votre taille de guêpe. Vous perdrez vos kilos superflus dans les mêmes délais qu'une femme qui n'allaite pas, sinon plus rapidement, car l'allaitement «pompe» beau- coup plus de calories à la mère.

Mangez donc tout ce que vous voulez, cela formera le goût de votre petit, puisque votre lait lui transmettra les différentes saveurs et odeurs. S'il manifeste un refus catégorique pour une saveur parti- culière, traduisez «je n'aime pas». Eh oui! voilà quelqu'un qui a déjà du caractère!

Le régime quotidien doit comprendre

  • L'absorption de plus de 2 litres de liquide: lait, eau, jus de fruits, tisanes;
  • yaourts ou 30 g de gruyère ou 4 «petits- suisses»;
  • 200 g de viande, de poisson, ou 2 oeufs;
  • des légumes;
  • des fruits, mais sans abus;
  • des féculents (pommes de terre) et des produits sucrés pour votre ration calorique;

Renoncez, dans la mesure du possible, à fumer et à boire de l'alcool ou trop de café.

Contre-indications

 Si vous devez prendre des médicaments, consultez votre médecin car, bien sûr, ils passent dans le lait maternel et l'on peut craindre parfois l'action de ces produits sur le bébé. Citons déjà les tranquillisants, les somnifères, les analgésiques (médicaments contre la douleur) et les hormones.

Petits ennuis possibles de l'allaitement

La fatigue de l'allaitement

Les premières semaines avec un tout-petit sont loin d'être de tout repos: nuits courtes, inquiétudes, vie nouvelle à trois ou plus... Si, de surcroît, vous nourrissez, cela suppose une dépendance physique totale à votre bébé qui est fatigante, même nerveusement, car on délègue difficilement une tétée!

Dans ces conditions, ménagez-vous des temps de repos. Siestez en même temps que votre bambin et limitez au minimum les tâches à remplir. Déléguez au jeune père dynamique ou aux toujours jeunes grands-parents si c'est possible. Devenez philosophe quant à l'ordre «incertain» qui règne dans la maison. On ne peut pas être performante sur tous les tableaux et il y en a qui sont certainement prioritaires.

Quand utiliser un tire-lait ?

Même si cet appareil vendu en pharmacie suscite quelque appréhension, car la maman a l'impression d'être transformée en «vache à lait», il est bien pratique et indiqué dans plusieurs cas :

 Lorsque l'enfant est prématuré, et donc trop faible pour téter. Grâce à ce procédé, il boira dans un biberon du lait maternel, si précieux dans son état de grande vulnérabilité.

 En cas de problèmes qui s'opposent momentanément à l'allaitement crevasses ou abcès aux seins, maladie chez vous ou chez votre petit qui nécessite une hospitalisation.

 Si vous désirez vous absenter le temps d'une tétée. Vous pouvez ainsi préparer un biberon de votre lait et le conserver au frigo (pendant vingt-quatre heures).

Les crevasses

C'est comme si vous aviez les lèvres gercées. Il se produit des fentes sur votre mamelon, qui saigne au contact de la bouche de votre bébé. Une crevasse est une plaie et donc la porte ouverte aux infections. Il faut le traiter rapidement :

  • changer de position à chaque tétée et donner d'abord le sein dont le mamelon est moins douloureux;
  • présenter le sein fréquemment;
  • appliquer de la glace enveloppée dans un linge propre sur le mamelon avant la tétée pour anesthésier la douleur;
  • après la tétée, laisser sécher une goutte de lait maternel étendue sur le mamelon;
  • appliquer, si nécessaire, en couche très mince, de la crème ou un corps gras non toxique pour le bébé et qui contient de la vitamine E (celle-ci renforce les mamelons);
  • en dernier ressort, la téterelle (protège-mamelon en caoutchouc ou silicone) peut-être utilisée pour amorcer la tétée. Après quelques succions, il faut l'enlever;
  •  éviter de laver les seins avec du savon, qui prédispose les mamelons aux craquelures.

L'engorgement

Votre sein est tendu, gonflé, dur et même douloureux. Cela signifie que vous produisez momentanément plus de lait que nécessaire pour votre petit. Présentez les seins à votre bébé, massez-les en prenant un bain ou une douche, placez des compresses chaudes sur vos seins.

Allaitement douloureux

C'est très subjectif, mais il faut savoir que les premiers jours, le mamelon, qui est une zone hypersensible, peut-être un peu douloureux sous la succion de votre bébé.

De plus, allaiter active les contractions utérines qui permettent à l'utérus de se rétracter pour retrouver son volume initial. Plus vous avez d'enfants, plus cela devient douloureux. Cette douleur diminue peu à peu pour disparaître complètement après cinq jours.

 

Allaitement au biberon

Si vous avez choisi le biberon, une infirmière vous apportera environ toutes les trois ou quatre heures un biberon de lait dont la quantité augmente chaque jour. Cette formule peut sécuriser certaines mamans qui savent ainsi exactement ce que le bébé a pris.

L'art de préparer un biberon

Matériel à prévoir

  • Biberons gradués en verre;
  • tétines et protège-tétines à débit réglable;
  • brosse longue, appelée goupillon, pour les nettoyer;
  • un chauffe-biberon;
  • une thermos à biberon si vous voulez le garder au chaud.
  • un bon mixeur pour les panades.  

Quel biberon et comment le préparer

Les biberons traditionnels sont en verre. Actuellement, il existe des biberons avec sac en plastique jetable, peut-être plus pratique lors d'un déplacement.

Plus tard, lorsque votre petit dégustera son biberon tout seul, choisissez-le en plastique, plus léger et incassable.

Utilisez des tétines dont le débit est réglable de façon à ce qu'il ne s'étrangle pas en buvant! Changez-les régulièrement, car elles s'abîment et se distendent à l'usage. Ne serrez pas trop le pas-de-vis. Lors de la préparation, on remplit le biberon d'abord d'eau jusqu'à la graduation prévue. Choisissez une eau peu minéralisée que vous conserverez au frigo. Ajoutez ensuite le nombre de me- sures de lait avec la mesurette prévue à cet effet. Agitez bien pour éviter les grumeaux. Pour votre facilité, vous pouvez préparer les six biberons d'une journée en les laissant au frigo. On ne donne pas au nouveau-né un reste de biberon.

Quelle température ?

Vous pouvez tiédir le biberon avec un chauffe-biberon ou au bain-marie. Vérifiez toujours la température du lait sur votre peau en versant une goutte sur le dos de votre main. S'il vous arrive de ne pas pouvoir le faire chauffer, pas de panique. Votre bébé se contentera royalement d'un biberon à température ambiante. Cela ne pose aucun problème. Evitez par contre de conserver un biberon tiède dans une thermos. Des microbes pourraient y germer.

Nettoyer et stériliser

Après avoir bien nettoyé le biberon à l'eau chaude avec la brosse spéciale, vous avez le choix entre une stérilisation à chaud ou à froid.

A froid, il suffit de le tremper dans un bac rempli de solution désinfectante pendant une heure et demie. Cette solution se vend en pharmacie soit sous forme liquide ou sous forme de comprimés. Rincez-le bien avant l'emploi.

A chaud, plongez-le dans une casserole normale remplie d'eau légèrement vinaigrée pendant 20 minutes. Faites bouillir et ne plongez la tétine que les 5 dernières minutes pour éviter son ramollissement. Séchez et rangez-le la tête en bas de sorte à éviter l'humidité, qui engendre les microbes. Rincez le tout avant l'emploi.

L'art de donner un biberon

Installez-vous confortablement, vérifiez toujours la température du lait et inclinez suffisamment le biberon pour que la tétine soit remplie de lait, évitant ainsi au bébé d'avaler de l'air. Certains enfants sont très goulus et avalent tout d'une traite, d'autres sirotent à leur aise et aiment s'arrêter plusieurs fois pour savourer. A chacun son rythme! N'oubliez pas de lui faire faire son rot en le tenant droit contre votre épaule, parfois en le changeant un peu de position et en lui tapotant légèrement le dos. Il va ainsi renvoyer cet air qui le gêne. C'est une étape souvent indispensable pour un repas réussi.

L'art de trouver un bon horaire

Combien de biberons par jour, et quand? Question choc qui agite un peu toutes les mamans au début.  Vous êtes quelqu'un d'organisé, de rigoureux, qui aimez les horaires en famille: donnez alors à manger à votre petit toutes les 4 heures environ. C'est votre façon de vivre avec lui et un bébé s'adapte à une maman qui aime et est rassurée par un rythme régulier.  

 Les horaires fixes ne vous agitent pas trop: nourrissez alors votre petit quand il réclame. Cela peut aller de 5 à 7 biberons pendant les premières semaines. On appelle cette formule «l'alimentation à la demande». Votre bébé cherche son rythme et, avec souplesse, vous l'accompagnez. Il aura, comme tout le monde, ses bons et mauvais jours, ses bons et mauvais repas.

Sachez qu'un bébé bien portant ne se laissera jamais dépérir et qu'il se cherche pour acquérir sa vitesse de croisière. Néanmoins, ne vous précipitez pas au moindre petit cri pour le nourrir, d'autant plus s'il a mangé dans les trois dernières heures.

Faites confiance à votre bonne relation avec votre bébé, observez-le attentivement et vous apprendrez rapidement à reconnaître la raison de ses pleurs et de son malaise. C'est avec votre médecin que vous établirez un programme de régime alimentaire. Il y a des gros et petits mangeurs, adaptez donc ce régime avec souplesse. Certains bébés passent leur nuit après 1 mois (heureuses mères) et d'autres après 4 mois. Courage, et ayez pour objectif: passer de 6 à 4 biberons en augmentant bien sûr progressivement la quantité de lait et en respectant toujours les proportions. N'oubliez pas les vitamines, dont vous trouverez tous les détails plus loin.

Petits problèmes liés à l'alimentation

Régurgitations

Si votre bébé recrache plusieurs fois après chaque biberon, il peut s'agir d'un reflux gastro-oesophagique. Une petite quantité de lait remonte en effet de l'estomac. C'est désagréable, car le lait régurgité est déjà un peu acide et provoque une sensation brûlante dans le tube digestif. Vous vous doutez que cela n'est guère apprécié! Pour aider, vous pouvez épaissir le lait. il se peut enfin qu'il ne digère pas le lait de vache. Parlez-en bien sûr avec le médecin.

Si votre bébé a tendance à recracher un peu de lait après son biberon, il se peut qu'il ait bu trop rapidement ou que son estomac soit trop rempli. Il ne s'agit pas de vomissements et votre petit continue à grossir régulièrement. Calmez-le tout simplement dans ses ardeurs en interrompant plusieurs fois la tétée afin qu'il puisse reprendre son souffle, ou réduisez un peu la quantité.

Si votre bébé a le hoquet

C'est normal et souvent dû à l'absorption trop rapide de lait. Il n'y a pas de geste spécial à accomplir, mais les positions à cheval sur les genoux ou à plat ventre peuvent le faire cesser plus vite. Fractionnez aussi les tétées et faites-le roter.

En cas de constipation

Un bébé nourri au sein peut ne pas avoir de selles pendant 2 ou 3 jours.

On ne peut parier de constipation lorsque les selles ne sont pas fréquentes mais seulement quand elles sont très dures, difficiles à éliminer. L'enfant présente un abdomen ballonné, tendu et douloureux. Il suffit souvent de placer un thermomètre enduit de vaseline dans le rectum ou de lui mettre un suppositoire à la glycérine pour dégager le tout.

Augmentez la dose quotidienne de jus de fruits ou choisissez une eau plus laxative. De simples mesures diététiques peuvent venir à bout de cette constipation. Demandez conseil au médecin.

En cas de diarrhée

Il y a diarrhée lorsque les selles sont molles, voire liquides et fréquentes. Mais attention, un bébé nourri au sein a des selles plus nombreuses et presque liquides. Ne vous inquiétez donc pas trop vite. Néanmoins, si cette situation dure, elle s'accompagne d'une importante perte de liquide.

La diarrhée exige donc un traitement rapide pour éviter que votre bébé ne souffre de déshydratation.

La suralimentation, une alimentation mal équilibrée (trop de jus de fruits) ou une infection intestinale peuvent provoquer cette situation.

Consultez votre médecin, mais en attendant :

Supprimez le lait, à l'exception du lait maternel, et réintroduisez-le progressivement en le coupant avec de l'eau;

Remplacer les aliments que vous comptiez donner par les mêmes quantités d'eau enrichie d'un solution spéciale composée de sels minéraux et de sucre que vous trouverez dans toute pharmacie.

Mise au régime avec de l'eau de riz faite maison (faire bouillir 20 g de riz, passer pour recueillir l'eau à donner dans le biberon. (Simple et efficace!)